Outre mesures et programmes radio

Maps, timelines, radio programmes, exhibition project curated by Ala Younis, for La Galerie, Contemporary Art Center of Noisy-le-Sec. 27.5-23.7.2011

Rencontre avec Otobong Nkanga

25.6.2011

Lors d’un atelier radiophonique autour de l’exposition, 

l’artiste Otobong Nkanga nous parle de son oeuvre 
« Mesures empruntes de souvenirs tangibles »

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OTOBONG NKANGA

Otobong Nkanga
Contained Measures of Tangible Memories,
[Mesures empruntes de souvenirs tangibles]
2009/2011
Bois, plats en porcelaine, métal, mica, savon
noir, mimosa de Farnèse, indigo et alun
Vidéo, 10 min, 2010
Courtesy de l’artiste, de la galerie Lumen Travo,
Amsterdam, et de L’appartement 22, Rabat
Production La Galerie, Centre d’art contemporain

OTOBONG NKANGA  Née en 1974, vit et travaille entre Paris et Anvers

Nourries par une observation du quotidien et souvent empreintes d’une dimension autobiographique, les oeuvres d’Otobong Nkanga – installations, photographies, dessins et performances – montrent de quelles manières s’articulent l’individu et le contexte dans lequel il s’inscrit, alors même que ce dernier diffère d’une culture à l’autre et reste par définition en perpétuelle évolution.

Présentée à La Galerie, l’installation Contained Measures of Tangible Memories [Mesures empruntes de souvenirs tangibles] (2009-2011) s’inscrit dans un projet éponyme plus large existant sous différentes formes et évoluant en permanence. Plusieurs modules en bois, montés sur roulettes et pouvant ainsi être déplacés dans l’espace d’exposition, servent de « présentoirs » à une série de cinq éléments naturels – mica, savon noir, mimosa de Fernèse, teinture d’indigo et alun. Trouvés au Maroc, ces éléments ont la particularité d’être utilisés d’une manière différente au Nigéria, pays natal de l’artiste.

Reposant sur une dialectique entre nature et culture, l’oeuvre – elle-même mobile et évolutive – explore les déplacements qui s’opèrent d’un pays à l’autre : de mêmes produits voient leurs histoires, leur signification et leurs usages varier selon la culture dans laquelle ils s’inscrivent. Appartenant à des us et coutumes culturels, et a fortiori collectifs, ils font ici écho à la vie et la mémoire de l’artiste elle-même.

Fuelled by observation of the everyday and often bearing the stamp of autobiography, Otobong Nkanga’s works – installations, photographs, drawings, performances – demonstrate the linkages between the individual and the context s/he is a part of; even if this context varies from one culture to another and is, by definition, in a state of permanent evolution.

At La Galerie her installation Contained Measures of Tangible Memories (2009 -2011) is part of a broader project of the same name, one taking different forms and subject to constant change. Wooden modules on rollers that can be moved around within the exhibition space are used to display a set of five natural products: mica, soft soap, cassia fistula, indigo dye and alum. Found in Morocco, each of these products has the particularity of being used in a different way in Nigeria, the artist’s home country.

Mobile and evolutionary, open-ended and embodying a nature/culture dialectic, the work explores movement from one country to another: the same products see their history, meaning and uses vary according to the culture they are integrated into. As part of a set of customs – a fortiori collective – they echo here the artist’s own life and memory.

http://www.otobongnkanga.com
Contained Measures of Tangible Memories was produced and presented at “A Proposal for Articulating Works and Places” exhibition for the 3rd Arts in Marrakech International Biennale Festival, Marrakech, 2009.
http://works-and-places.appartement22.com/spip.php?article69

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HASSAN SOLIMAN

Hassan Soliman
Untitled (boy, bike, horse and bra)
[Sans titre (garçon, vélo, cheval et soutien-gorge)]
1967/1985
Huile sur toile
166 x 124 x 2 cm
Courtesy de la collection Hassan Soliman


HASSAN SOLIMAN 
1928-2008, vivait et travaillait au Caire

Peintre et écrivain resté actif jusqu’à son décès en 2008, Hassan Soliman a marqué le paysage culturel égyptien, notamment par ses réflexions dans les années 1960 et 1970 sur la place et le rôle de l’art et de l’artiste dans la société.

Initiée en 1967, Untitled (boy, bike, horse and bra) [Sans titre (garçon, vélo, cheval et soutien-gorge)] constitue un véritable work in progress, une oeuvre en devenir. Jusqu’à sa mort, l’artiste y ajouta par étapes de nouveaux éléments symbolisant des événements importants survenus dans sa vie, faisant ainsi coexister différents moments de son histoire – mais aussi de l’Histoire – au sein d’un même espace que représente la toile. La cohabitation d’éléments hétérogènes lui confère une dimension onirique, voire surréaliste, qui participe d’une narration dont l’interprétation, toute subjective à chacun, paraît échapper à notre imagination comme à celle de l’auteur. Constituant en quelque sorte le récit – certes elliptique et énigmatique – d’une vie (ou presque), cette oeuvre autobiographique laisse apparaître une relecture des évènements à travers le prisme d’un individu, contrepoint à l’Histoire telle qu’elle est dictée par le pouvoir politique.

Active as a painter and writer until his death in 2008, Hassan Soliman left a distinctive mark on the Egyptian cultural scene, notably with his statements in the 1960s and 1970s regarding the place and function of art and the artist in society.

Begun in 1967, Untitled (boy, bike, horse and bra) was a true work in progress. Until his death the artist steadily added new components symbolising major events in his life – in parallel with history – within the space of a single canvas. Its mix of disparate elements gives a dreamlike and even surrealistic dimension to a narrative whose interpretation, hinging on the subjectivity of each viewer, seems to escape both our imagination and that of the artist. Forming in a way the (admittedly elliptical and enigmatic) account of something close to an entire life, this autobiographical work gives events a fresh perspective through the prism of a single individual: a counterpoint to history as dictated by the political powers that be.

www.hassansoliman.com

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Les ateliers de Cecile Rho

Dis moi un souvenir

Cécile a conçu un atelier pour les enfants
autour de l’arbre généalogique.
Elle leur demande d’écrire un souvenir de chaque
membre de leur famille.
Nous avons beaucoup de souvenirs, mais ce n’est
pas si simple de les raconter au moment où on nous le
demande.

Cécile demande aux enfants d’ajouter des racines à leurs arbres.
Dans quel pays plongent elles? En France? Ailleurs?

Les enfants parlent de l’Algérie et de leur famille.

Je dors

Atelier du samedi 28. À la fin de la journée, les enfants
dormiront… Quel bruit ça fait quand on dort ?

Une chronologie

Atelier du samedi 28 mai pour les enfants de 6
à 12 ans. Cécile demande aux enfants de faire la
chronologie de leur journée.

Une prière

Cécile Rho questionne les enfants autour de leurs racines.

Cécile nous parle d’une visite avec les enfants.

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Marianne Lanavère et Ala Younis font une visite commentée de l’exposition

Samedi 18.6.2011


Marianne Lanavère explique le titre de l’exposition « Outre mesures et programmes radio ».

Quelle est la définition d’outre mesures et sa traduction en anglais ?
À l’origine le titre est en anglais : « Maps, timelines, radio programmes ».


Ossama Mohammed, Step by Step, 1979. Courtesy de l'artiste.



Marianne Lanavère explique le blog

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Regards de visiteurs

Cheminement dans l’exposition avec Monsieur Nöel

Clément raconte comment les règles
de Cevdet Edvet ne peuvent mesurer une
distance : il faut utiliser la vitesse de la
lumière pour ça.

Il est aussi question de temps, du temps.
Clément évoque Einstein.

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Les ateliers d’Aydé Rouvière

Les pensionnaires du foyer de jour Orhan’Ger connaissent bien 
La Galerie, où ils suivent régulièrement des visites et des ateliers. 
Rafik décrit à Aydé ce qu’il voit.

Ayde Rouvière pose une question aux enfants.

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Les rythmes de Cevdet Erek suivi de la performance de Tarek Atoui

Vendredi 27 mai : pour le vernissage de l’exposition,
Tarek Atoui réalise une performance sonore devant
La Galerie. Le son est enregistré de l’intérieur du
bâtiment.

Marianne Lanavère explique la performance de Tarek Atoui
pendant la visite des élus du quartier, le 7 juillet 2011.


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TAREK ATOUI

Tarek Atoui
Un-drum performances
[Performances sans percussion]
2009/2010
Courtesy de l’artiste

Tarek Atoui  Né en 1981 au Liban

S’inspirant du langage mathématique et sériel, Tarek Atoui a initié en 2009 la série « U n-drum », qui articule composition musicale, performance et ingénierie. Créant ses propres machines et programmes informatiques, l’artiste a introduit des capteurs sensoriels, engageant ainsi son propre corps lors de ses performances sonores dont la dimension gestuelle rend compte d’une véritable liberté de mouvement, tant physique que symbolique.

Le soir du vernissage à La Galerie, Tarek Atoui présente Un-drum 3.1 : Semantic Scanning Electron Microscope [Microscope électronique à balayage sémantique], troisième volet de la série « U n-drum », après Un-drum 1 : Strategies for Surviving Noise[Stratégies pour un son survivant], et Un-drum 2 : The Chinese Connection [La connexion avec la Chine].
Inspiré de l’analyse sémantique et conçu sur le principe du microscope électronique à balayage – un appareil permettant de renseigner de manière très précise la morphologie et la composition chimique d’un objet solide –, l’outil développé pour ce nouveau projet permet de décomposer un morceau de musique en plusieurs milliers de « particules » à partir desquelles l’artiste a entrepris de constituer une immense base de données sonore : une collection réunissant des dizaines de milliers de microsamples, plus petites unités de son possibles évoquant instantanément, malgré leur durée extrêmement brève, une personnalité – la voix de tel chanteur/euse, ou la façon de jouer de tel musicien/ne.

En réunissant ainsi des dizaines d’artistes disparus au sein d’une même performance, Tarek Atoui recompose une histoire musicale qui résonne avec la mémoire collective.

Taking his inspiration from mathematical and serial language, in 2009 Tarek Atoui began the Un-drum series, a mix of musical composition, performance and engineering. Designing his own machines and computer programs, the artist uses special sensors to involve his body in sound performances whose gestural character expresses a freedom of movement as symbolic as it is physical.

On the opening evening at La Galerie, Atoui presents Un-drum 3.1: Semantic Scanning Electron Microscope, the third segment of the series that began with Un-drum 1: Strategies for Surviving Noise and went on to Un-drum 2: The Chinese Connection. Deriving from semantic analysis and the principle of the scanning electron microscope – an instrument capable of providing extremely precise information about the morphology and chemical makeup of solid objects – the tool developed for this new project breaks a piece of music down into myriad “particles” used by the artist to create an enormous sound data base: a collection of tens of thousands of microsamples, the smallest possible sound units. Despite their extremely limited duration, the microsamples instantly conjure up a known personality: the voice of a particular singer or the style of a particular musician.

Bringing together dozens of deceased artists in the course of the same performance, Tarek Atoui reshapes a musical history which vibrates in time with the collective memory.


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